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qu’il se passe quelque chose plutôt que rien
dernières nouvelles d’à la criée, l’association à l’ouest

édito du 19 avril 2022 | appel à manifestation d’intérêt cartographique

une volée de nouvelles cartes habitées, habitantes, habitables …

nantes atlantique, les avions éclairent ma salle de bain la nuit
l’autre voyage à nantes, carte de l'(in)hospitalité nantaise
chantenay, carte de désenvoûtement
une soirée spéciale à pol’n le jeudi 21 avril à partir de 19h
et un appel à manifestation d’intérêt cartographique
pour ouvrir les nouveaux chantiers de cartographique critique des prochains mois

Cartographies critiques, la beauté du geste,
appel à manifestation d’intérêt cartographique

La carte n’est pas le territoire.
Elle est un geste dont nous revendiquons la beauté, mais pas dans n’importe quelles conditions, ni avec n’importe qui et pour faire n’importe quoi.
Les cartes sont ambivalentes.
Les cartes que nous revendiquons sont des objets socialement construits.
Nous les fabriquons ensemble, avec nos subjectivités multiples mobilisées dans des processus d’enquête situés et toujours conflictuels à des degrés divers.
Ces processus vont de l’idée et de l’intuition au résultat visible et à son déploiement dans les communautés habitantes concernées.
La carte n’est certes pas le territoire.
Mais ces deux dimensions de la vie, cartographique et territoriale, sont elles-mêmes plurielles.
Et dire que la carte n’est pas le territoire ne signifie pas que le territoire existe plus objectivement que la carte. Le territoire lui même échappe largement à la rationalité techno-scientifique promue et mobilisée par les pouvoirs étatiques et capitalistes.
La carte est au contraire un des outils qui nous aident à coproduire le territoire où nous vivons et cela d’autant plus que nous vivons dans une modernité tardive hantée par le détachement terrestre et la désastreuse utopie que l’on peut vivre sans territoire.
La carte est une invitation au territoire.
Elle peut aider à notre ré-alphabétisation écologique et aux reconfigurations dont nous avons besoin pour continuer à habiter nos vies, pour gagner la bonne vie là où nous le pouvons.
Mais le territoire est aussi une invitation à la carte, car la dégradation de nos milieux de vie nous invite à les repenser, nous invite à habiter en conscience d’habiter des territoires « donnés », ceux où nous nous trouvons, où nous étions, où nous serons plus tard, en compagnie des autres vivant·es.
Nous nommons nos cartes comme cartographies critiques.
Elles s’accompagnent de précautions anthropologiques visant au tact et au respect des faits mais aussi à la libération de nos souverainetés et l’expression de nos libres-arbitres, de notre puissance. Ici, une ambiance et une pratique de contre-pouvoir dévoilent les dominations croisées qui s’emploient toujours à s’invisibiliser et révèlent les territoires de l’envers.
Ce texte est un appel à manifestation d’intérêt cartographique.
Les processus sont simples en vérité, accessibles, peu coûteux, à la portée de la main et du pas, de la voix et des sens : troubles situés et familiarités de diverses sortes, refus des apparences et désirs d’agir, socialisation des troubles et des désirs, enquête collective qui rend public le processus cartographique et commence à le performer en conscience, ateliers, impression, diffusion entendue comme déploiement, petite économie monétaire pour que tout tienne, à côté de l’énergie vivante mobilisée.
À la beauté du geste, il n’est rien d’autre à faire que de la vivre.

à la criée, avril 2022

édito du 8 décembre 2021 | se voir à pol’n ce week-end + cadeaux

salut ami-e, c’est décembre 2021 qui sonne, trente-trois fois, la crevette de l’estuaire est devant ta porte et t’invite à sortir !
depuis quelques semaines, à la criée est installée à nantes, à pol’n, 11 rue des olivettes (au fond de la cour) dans un collectif actif et pluriel, porteur d’une belle programmation à laquelle nous avons déjà contribué (détruire, une passion nantaise ; hymen redéfinitions, etc.)

nous participons au marché de noël de pol’n samedi et dimanche prochain, 11 et 12 décembre, 13h-20h le samedi et 13h-18h le dimanche, venez tchatcher, venez vous équiper pour la fin de l’année.
vous pourrez trouver les enveloppes “atterrissage d’urgence” (très cartographiques cette année) ou faire en direct toute autre composition de votre choix, vous informer sur les enquêtes et les projets en cours.

pour toutes celles et ceux qui sont loin, nous proposons les enveloppes “atterrissage d’urgence” sur notre site, pour faire plaisir, élever le niveau, mettre au débat, soutenir et participer.
commande ci-dessous, envoi inclus par colissimo à l’adresse que vous indiquerez. vente temporaire de soutien pour la fin d’année (notre-dame-du-covid, priez pour nous).

Atterrissage d’urgence 1
(25 € l’enveloppe à l’adresse que vous nous indiquez, frais de port inclus)
Revenir à Miséry, contre l’arbre aux hérons et la touristification
(un brûlot de saison, attentif à toute chose et ancré dans le vivant)
Étrange Maquereau, série butō sans droit ni titre
(la seule biographie sauvage d’Emmanuel Maquereau disponible à ce jour, utile par les temps qui courent)
La carte de la ZAD (attention, la préfecture nous signale que l’offre est limitée à une seule carte par foyer)
La carte de Pont-Rousseau (un incroyable prototype de carte punk sudiste avec carnaval sauvage)
La carte de la Beaujoire (produit d’une lutte située exemplaire à tous points de vue)
La vie est trop courte pour s’épiler la chatte (un prototype pour une série d’affiches : un collectage informel pour délier les langues, un·e graphiste, une affiche !)

atterrissage d’urgence 1


Atterrissage d’urgence 2
(30 € l’enveloppe, mêmes conditions)
avec en plus
Le guide indigène de détourisme de Nantes et Saint-Nazaire (le livre-culte du grand pays nantais)
(ou celui de la Vallée du Gier / nous l’indiquer, par défaut nous mettrons celui de Nantes)

atterrissage d’urgence 2


si vous êtes joueur·euse, écrivez-nous pour une commande singulière, on marchandera.
on vous embrasse, ne vous laissez pas abattre.

édito du 3 septembre 2021 | revenir à miséry

le 17 septembre prochain à partir de 18h30, nous fêterons en fantaisie et librement la sortie de revenir à miséry, contre l’arbre aux hérons et la touristification ! lieu à venir
présentation complète de l’ouvrage ici
un texte qui pose une question simple : comment, ici, (à nantes, à chantenay, à miséry, dans le bas-chantenay et ailleurs) échapper au service du tourisme obligatoire ?
commander le livre (disponible en librairie et sur le site à partir du 15 septembre 2021)

édito du 7 juin 2021 | cartographies

pont-rousseau, détendre le périmètre, la carte habitée du centre-ville de rezé, lentement fabriquée en 2020 et 2021, arrive cette semaine. elle apparaîtra progressivement dans de nombreux lieux de vie du quartier, en live ou en dépôt.

sell ouzh pont-rousseau ha mont da anaon

Merci aux 9807 farfelu·es habitant Pont-Rousseau en dépit de tout et pour le bonheur d’être ensemble, merci à nos voisin·es au delà des périmètres, merci à cette autre manière d’imaginer la Commune et la vie buissonnière en chacun de nous, merci à l’hospitalité et à la confiance collective, merci aux orties, aux lézards et aux pruniers, merci aux oiseaux et à Lamour-Les Forges (la jeunesse), merci aux alytes, à leurs œufs élevés en plein air et à leur musique électro les longs soirs d’été, merci aux grutiers fantômes et à leurs collègues au sol, aux venelles, au schiste, aux jardins secrets et collectifs, aux chemins de traverse, aux rails vibrants du train express régional traversant le pont de Brooklyn un 35 mai, merci au Carnaval sauvage de Pont-Rousseau (un et deux et trois-zéro !), merci aux commerçant·es […]

souscription ici

du même geste, une autre carte inédite, issue d’un projet de formation de l’école d’architecture de nantes, grands sentiers, et conçue par les étudiant·es du studio : la création d’un grand sentier sur le quart sud-ouest du territoire métropolitain nantais. Ce processus sera répété pendant quatre ans pour aboutir à un grand sentier sur l’ensemble du territoire.


projeter un sentier, intervenir à ses abords

tracer un sentier est un acte d’urbanisme majeur comme éprouver ensemble à pied un territoire est une façon d’y travailler collectivement les usages et le projet. grands sentiers est une démarche d’arpentage du territoire péri-métropolitain nantais entre les bords du périphérique et le début de l’ombre urbaine du grand nantes pour y concevoir un équipement léger, discret, un sentier pédestre à faible empreinte écologique relié à des bus et des trains régionaux. […]

Les cartes seront bientôt en ligne sur le site et disponible en librairie, toujours au prix incroyable de 2 €, qui permet une grande circulation et une présence active de la carte au plus près des gens. contactez-nous pour les lives cartographiques.


C’est bien, Isabelle Querlé, février 2017